À l’occasion de la Journée de l’amitié franco-allemande, le Comité de coopération transfrontalière s’est réuni à Colmar pour franchir une nouvelle étape dans l’approfondissement de la coopération entre la France et l’Allemagne. Cette réunion, organisée en présence des ministres Benjamin Haddad et Gunther Krichbaum, a permis d’adopter une feuille de route claire, concrète et tournée vers les réalités du terrain.
Six ans après la signature du traité d’Aix-la-Chapelle, il est plus que jamais nécessaire de répondre aux attentes des frontaliers, qui vivent chaque jour l’Europe dans leur vie personnelle et professionnelle.
Faciliter la mobilité transfrontalière
La mobilité reste un enjeu central pour les territoires frontaliers. Les travaux engagés visent à améliorer les liaisons ferroviaires transfrontalières, à lever les obstacles techniques et numériques, et à encourager une meilleure coordination entre opérateurs. Une attention particulière est portée à la simplification des outils numériques, notamment les applications de billetterie, afin de rendre les déplacements plus fluides et accessibles.
À plus long terme, l’amélioration des axes structurants identifiés comme prioritaires doit permettre de renforcer l’attractivité et la cohésion des territoires.
Améliorer l’accès aux soins
De nombreux travailleurs frontaliers rencontrent encore des difficultés dans l’accès aux soins, souvent liées à une méconnaissance ou à la complexité des procédures administratives. La feuille de route prévoit une meilleure information sur les démarches essentielles, comme l’obtention du formulaire S1, ainsi qu’une simplification des dispositifs existants.
Par ailleurs, la faisabilité d’un corridor sanitaire transfrontalier le long de la frontière franco-allemande est à l’étude, afin de compléter les coopérations déjà en place et de garantir un accès plus rapide et efficace aux soins.
Soutenir l’emploi et l’activité économique transfrontalière
Le dynamisme économique des régions frontalières repose en grande partie sur la circulation des travailleurs et des compétences. Pour cela, les règles relatives au détachement des travailleurs doivent être mieux comprises et mieux appliquées. Des actions de clarification et d’accompagnement des acteurs économiques sont prévues afin de sécuriser les parcours professionnels et de soutenir les entreprises engagées dans le transfrontalier.
Renforcer la formation et l’avenir de la jeunesse
La jeunesse est au cœur de l’avenir des relations franco-allemandes. L’accord sur l’apprentissage transfrontalier, signé en 2023, constitue un levier majeur pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes des deux côtés de la frontière. La feuille de route prévoit sa mise en œuvre complète, son élargissement et une meilleure information des familles, des jeunes et des acteurs de la formation.
L’objectif est clair : permettre à davantage de jeunes d’accéder à des parcours de formation adaptés à un marché du travail transfrontalier.
Accélérer la transition énergétique
La coopération transfrontalière doit également être un moteur de la transition écologique. La mobilisation des potentiels géothermiques transfrontaliers fait partie des priorités, avec une volonté commune de mieux informer les populations sur les bénéfices et les enjeux de cette énergie durable. Ces projets contribuent à la souveraineté énergétique tout en respectant les spécificités locales.
Lever les obstacles administratifs et juridiques
Enfin, un axe fondamental de la feuille de route concerne l’intégration d’un véritable réflexe transfrontalier dans l’élaboration des lois et des politiques publiques. Trop souvent, des décisions prises au niveau national génèrent des contraintes spécifiques pour les zones frontalières.
Le Comité de coopération transfrontalière travaille donc à renforcer l’analyse d’impact transfrontalière des projets de loi et à mettre en place des points de coordination dédiés, afin de détecter et résoudre plus rapidement les difficultés rencontrées par les citoyens.
Une coopération au service de l’Europe concrète
Dans un contexte international marqué par les crises et les tensions, la coopération franco-allemande demeure un pilier essentiel de la stabilité européenne. Renforcer l’action transfrontalière, c’est donner corps à une Europe utile, proche des citoyens et fidèle à sa promesse de paix et de solidarité.
Cet engagement, je le porte pleinement au sein de l’Assemblée parlementaire franco-allemande, du Comité de coopération transfrontalière et du Centre Européen de la Consommation, avec une conviction intacte : l’Europe se construit d’abord là où elle est vécue au quotidien.
À l’occasion de la Journée de l’amitié franco-allemande, le Comité de coopération transfrontalière s’est réuni à Colmar pour franchir une nouvelle étape dans l’approfondissement de la coopération entre la France et l’Allemagne. Cette réunion, organisée en présence des ministres Benjamin Haddad et Gunther Krichbaum, a permis d’adopter une feuille de route claire, concrète et tournée vers les réalités du terrain.